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Djibo Abdou, Niger, Officier des Affaires judiciaires, MINUSTAH
Djibo Abdou du Niger est Officier des Affaires judiciaires auprès de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti. Selon lui, « être volontaire, c’est tout d’abord connaître l’idéal de paix contenu dans la charte des Nations Unies et y croire. » (Programme VNU)Je suis actuellement affecté à l’Unité d’appui au système judiciaire de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti. Mon rôle consiste essentiellement à opérer le contrôle dans les juridictions de Port-au-Prince et de Petit-Goave, ville située à une soixantaine de kilomètres de la capitale haïtienne ; Il s’agit non seulement de visiter les différents services judiciaires, mais également d’assister aux audiences surtout criminelles aux fins de relever les dysfonctionnements. Les informations ainsi recueillies et analysées sont portées à la connaissance des autorités haïtiennes par le chef de section en vue de leur exploitation. Je participe aussi à des réflexions sur non seulement des questions liées à la détention préventive, mais également à certaines relatives à la justice des mineurs.
<psonormal></psonormal>Il faut préciser que je suis en activité depuis seulement dix mois et comme vous le savez dans le domaine de la justice les résultats sont très souvent lents à se dessiner ; je tiens cette vérité de huit années d’expérience dans le système judiciaire de mon pays. La différence, on ne peut donc la faire qu’au quotidien dans la linéarité des efforts. L’œuvre de justice est tellement délicate que ceux qui y sont chargés doivent avoir un supplément d’âme. Je savais depuis longtemps qu’il est difficile pour un acteur judiciaire d’être une star ; ça me semble plus évident aujourd’hui où j’accompagne un système affecté par de longues périodes de troubles. Mais puisque nous y sommes, laissez-moi vous dire qu’un jour mon chef d’unité m’a chargé de couvrir un procès très sensible, car il s’agissait de juger les assassins présumés d’un journaliste et au cours de ces assises j’ai été surpris de voir les avocats, le commissaire du gouvernement … répondre à des appels sur leurs téléphones mobiles sans que le président de l’audience ne les rappelle à l’ordre. Je venais de mesurer quel chemin il y a à parcourir pour que la justice haïtienne retrouve la solennité et la sérénité qui font la grandeur de toute justice. Il faut donc s’inscrire dans la durée et travailler plus en silence pour laisser au citoyen ordinaire le soin de distribuer les notes.
<psonormal></psonormal>De mon point de vue être volontaire, c’est tout d’abord connaître l’idéal de paix contenu dans la charte des Nations Unies et y croire. C’est ensuite se convaincre du fait qu’aucun être humain ne peut avoir de l’avenir dans un monde qui n’en a pas. L’idéal serait donc que chaque volontaire puisse se battre pour créer un îlot de paix dans son domaine d’intervention. Le volontaire c’est enfin celui qui ne s’apitoie pas sur le sort de ceux qu’il accompagne, mais plutôt les aider à poser les vrais problèmes. En savoir plus : Paix et résolution de conflits Pays: Haïti Autres langues: en español Articles connexes |
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