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Les femmes déplacées au Tchad oriental
19 juin 2007 Assoungha, Tchad: Assoungha, TChad: Au cours des huit mois derniers, j'ai travaillé comme Officier chargée de la protection avec les personnes déplacées à l’intérieur (IDPs) dans la région d'Assoungha au Tchad oriental. Quand je suis arrivé en novembre 2006, nous avions 15 000 personnes ; maintenant nous en avons 40 000. Au cours des mois passés, la situation s’est détériorée du point de vue de la sécurité à cause du conflit au Darfour qui a touché la population résidant à la frontière. Mes tâches au quotidien incluent la collection d’information sur les villages d'origine des personnes déplacées à l’intérieur et la possibilité de leur retour. Cette documentation comporte le recrutement des enfants soldats et les compte-rendus sur la situation des personnes et leurs besoins. Le Tchad est un pays très pauvre avec une longue liste de besoins essentiels. Un des problèmes les plus urgents dans ce pays où il y a le désert est celui de l'eau qui détermine comment les gens se déplacent et où ils s’installent. Etant donné que la violence sexuelle qui touche les femmes est une question qui affecte les camps, nous arrangeons des sessions de groupe de travail avec les femmes et les enfants au sujet de leur protection. Nous essayons de renforcer les femmes en les sensibilisant sur la question de leur droit à la protection et leur obligation de rapporter les cas de violence et par conséquent de contribuer à la solution. C'est une question très sensible dans cette culture. La réalité est qu'on ne peut pas changer une situation en une seule nuit ; par conséquent nous nous concentrons sur la prise de conscience et nous nous assurons que les victimes ont certains droits de faire en sorte que le changement se produise peu à peu. Avant d’aller au Tchad, j'ai travaillé avec des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur au Maroc et au Liban-Syrie après la guerre israélienne. J'ai rencontré des personnes déplacées à l’occasion de situations diverses et difficiles. Au Tchad, j'ai été frappé par la force et la dévotion des femmes. En dépit de tout le travail dur qu’elles font, elles interviennent quotidiennement – allant chercher l'eau, le bois, s'occupant des enfants et de la famille etc.. - elles continuent de marcher lourdement sans aucun ressentiment, sans attendre rien de meilleur. Elles n'ont rien, absolument rien, rien d’autre que leurs vêtements colorés, des sourires et la force pour résister que personne n’a dans le monde développé. Ceci en retour me donne la force ; m'a donné la force ce matin, quand j'ai reçu les nouvelles d'un autre enfant qui était mort au combat : un jeune garçon de 15 ans que j'avais interviewé sur la frontière il y a deux mois, un enfant soldat qui a rejoint la lutte pour venger l’assassinat de sa mère. Lina EL Azem, 28 ans, est une volontaire VNU d’origine syrienne et marocaine en poste au Tchad oriental comme Officier chargée de la protection des personnes déplacées à l’intérieur. Avant de venir au Tchad elle a travaillé avec des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur en Syrie et au Liban. En savoir plus : Réfugiés et personnes déplacées Pays: Tchad Autres langues: in English Articles connexes |
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