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Secours en cas d’urgence médicale
par Mahmoud Ahmed
12 juillet 2007 Pour moi qui suis cardiologue, il est important de contribuer à réduire la mortalité maternelle et de l’enfant, de prendre en charge les complications gynécologiques après une opération chirurgicale ou un accouchement. Ma mission de volontaire VNU me donne la possibilité d’apporter une aide médicale en ce sens lorsque les circonstances l’exigent à la maternité de l’hôpital de Niamey où je travaille. Dans ces services, on a besoin de beaucoup de choses : un système de référence médical pour les médecins, des blocs opératoires qui fonctionnent, des activités de planification familiale pour prévenir les pathologies. Le taux de mortalité maternelle au Niger est l'un des plus élevé au monde. Il est lié en grande partie à un manque partiel de couverture sanitaire. Il faut savoir que la moitié de la population n’a pas accès à des services de santé au Niger. L'accès aux soins essentiels en cas de grossesse est faible tant au niveau des centres de santé que des hôpitaux. Le déficit important de prise en charge des grossesses compliquées est confirmé par le taux élevé des cas de fistules. Il y a peu ou pas du tout de service hospitalier pouvant fournir une prestation aussi simple que la césarienne. Les établissements hospitaliers dans les districts sanitaires de la capitale n’ont ni les moyens, ni les ressources voire l’expertise aussi de procéder aux césariennes. La Maternité Issaka Gazoby, par exemple, doit contribuer à résoudre ce problème sérieux qui concerne aussi la prise en charge des accouchements. Dans cette maternité, une patiente de 41 ans était suivie par un gynécologue. Elle souffrait de cardiopathie de grossesse depuis cinq ans. Bien que son médecin l’eût avertie des risques de santé en cas de nouvelle grossesse, cette patiente s’est présentée à nouveau enceinte à la maternité. Une nuit, je fus appelé d’urgence pour elle à la maternité. Elle avait des battements de cœur et pouvait difficilement respirer. Son visage était pâle et son corps couvert de sueur. Elle m’a dit : « Docteur je veux mourir et laisser des enfants ». J’avoue qu’à cet instant je fus fâché contre elle qui paraissait ne pas faire confiance au médecin, celui-là même qui cherchait à l’avertir et à la protéger du risque auquel elle exposait sa vie par une une nouvelle grossesse compliquée. C’est pour cela qu’elle se trouvait à nouveau dans nos services. Malgré tout, nous nous sommes mis au travail : intubation, oxygénation, réanimation, présence de toute l'équipe technique y compris le médecin-chef, et cela pendant toute la nuit. Difficilement, cette femme a commencé à respirer. Nous l'avons alors envoyé en service d’urgence pour une césarienne à titre préventif. Elle a mis au monde un petit garçon qu’elle a appelé Ibrahim. Une cérémonie avec film vidéo a été organisée, un évènement inoubliable à la Maternité Issaka Gazoby, pour cette patiente bien-sûr, mais aussi pour les médecins et le personnel infirmier mobilisés pour un cas urgent à traiter avec peu de moyens et d’équipement. Une expérience qui fut aussi une belle récompense. |
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