Des volontaires mènent des recherches de terrain sur l’impact du volontariat dans des communautés fragiles et des environnements post-conflits

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L’instabilité et la fragilité deviennent de plus en plus fréquentes et intenses dans de nombreux pays, ce qui rend certaines communautés plus vulnérables et dépendantes de leur propre résilience. Le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU), en association avec ActionAid (en anglais), l’Association des centres de bénévolat (en russe), la Fédération des bénévoles de Pékin (en anglais), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), et Volunteer Service Overseas (VSO) (en anglais), affectent 15 chercheurs volontaires nationaux et internationaux pour recueillir des données sur la contribution du volontariat dans des communautés fragiles et des environnements sortants de conflits. 

Volunteer researchers in Bonn, Germany, during an induction workshop before they start their assignments in 15 countries to gather evidence for the 2018 State of the World’s Volunteerism Report.
Les chercheurs volontaires de passage à Bonn, allemagne, pour leur briefing de formation avant de commencer leur affectation vers les 15 pays pour y rassembler des données pour le Rapport sur la situation du volontariat dans le monde (SWVR) 2018 portant sur le thème « Communautés résilientes : le rôle du volontariat dans un monde troublé ». (progamme VNU, 2017)

Ces chercheurs volontaires sont actuellement déployés dans 15 pays pour y rassembler des données pour le Rapport sur la situation du volontariat dans le monde (SWVR) 2018 portant sur le thème « Communautés résilientes : le rôle du volontariat dans un monde troublé ».


Christina Giannopoulou est volontaire nationale auprès d’Action Aid, en Grèce. Elle mènera des enquêtes sur le terrain dans une zone défavorisée d’Athènes où le chômage est élevé et l’accès aux services de base est faible, où des acteurs variés ont donné naissance à de nombreuses initiatives de volontariat en réponse aux problèmes sociaux. « Nous comptons peu de membres conduisant des recherches dans le contexte à but non lucratif, et nous ne disposons pas de données fiables en ce qui concerne le volontariat, alors je pense que ce rapport représente un effort important pour fournir des informations sur le volontariat en Grèce, en ces temps difficiles de crise économique et migratoire. »


Dans les communautés, les volontaires sont souvent les premiers à offrir un soutien en cas de déstabilisation et de catastrophes, et leur rôle pourrait bien se révéler d’autant plus essentiel dans des crises humanitaires, des situations d’après conflit et des efforts de consolidation de la paix au niveau local, national et mondial.


 « J’espère que les résultats de ce rapport encourageront les gouvernements à soutenir le travail accompli par les volontaires sur le terrain, ce qui, par la suite, améliorerait les efforts communautaires pour gérer des évènements indésirables, liés au changement climatique, par exemple », témoigne Consuelo Fernández Manchego, Volontaire des Nations Unies originaire de Bolivie et spécialiste de la recherche et du volontariat pour le rapport SWVR, qui effectuera des recherches au Guatemala.


J’espère que les résultats de ce rapport encourageront les gouvernements à soutenir le travail accompli par les volontaires sur le terrain, ce qui, par la suite, améliorerait les efforts communautaires pour gérer des évènements indésirables, liés au changement climatique


Sae Ishihara, une volontaire de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), mènera des enquêtes sur le terrain pour le rapport SWVR au Sri Lanka. Grâce au rapport SWVR 2018, elle espère également parvenir à « fournir des éléments démontrant que le volontariat contribue au bien-être de la population, et à faire passer ce message, fondé sur des preuves, entre les citoyens ordinaires et les responsables politiques. » 


Dans une communauté amazonienne de la petite ville de Rurrenabaque, en Bolivie, où des volontaires transmettent des connaissances de mode de vie durable et des pratiques agricoles ancestrales entre les peuples indigènes et les agriculteurs, Jimena Cazzaniga Pesenti, originaire d’Argentine, mènera des recherches en tant que volontaire des Nations Unies et spécialiste de la recherche et du volontariat pour le rapport SWVR. « C’est la première fois que nous allons effectuer des recherches primaires pour le rapport SWVR, en travaillant en ligne en collaboration avec les autres chercheurs. J’ai vraiment hâte d’apprendre au contact de cette communauté en Bolivie, et auprès de mes collègues chercheurs. »


Azizi Bahar, qui a récemment rejoint les volontaires de la Croix-Rouge aux Pays-Bas, utilisera l’expérience en recherches qu’elle a acquise pendant son Master de Psychologie afin de recueillir des données pour le rapport SWVR au sujet de l’impact du volontariat sur la résilience dans une communauté multiculturelle à La Haye. Pour elle, la résilience est nécessaire non seulement aux réfugiés et aux immigrants venus du Sud, mais aussi à de nombreuses personnes appartenant aux cultures majoritaires de pays développés, comme les ressortissants néerlandais natifs.


Julia Oliveria est envoyée à Toliara, à Madagascar, en tant que Volontaire des Nations Unies spécialiste de la recherche et du volontariat pour le rapport SWVR. Elle avait hâte de débuter cette mission de 10 mois, qui lui offre une opportunité de travailler de façon autonome à la création de la recherche et même, dans une certaine mesure, de la méthodologie. Au sujet des autres participants au lancement du projet, Julia commente : « C’était stimulant de rencontrer des pairs et de se sentir intégré à une équipe, même si nous allons être dispersés. »


Tous les chercheurs sont conscients de l’importance du rapport SWVR pour les programme des Volontaires des Nations Unies, et comptent fortement sur l’édition 2018 pour combler les lacunes des précédents rapports. Ils vont collaborer avec des communautés et de multiples acteurs, notamment des gouvernements, la société civile et le secteur privé, sous la direction et l’encadrement d’une équipe de recherche professionnelle.


Vous pouvez consulter et télécharger les rapports sur la situation du volontariat dans le monde précédents Transformer la Gouvernance, 2015 et State of the World's Volunteerism Report 2011: Universal Values for Global Well-being. (anglais)



Les chercheurs volontaires vivront pendant une durée de six mois maximum auprès de diverses communautés en Bolivie, au Burundi, en Chine, en Grèce, au Guatemala, en Égypte, à Madagascar, au Malawi, en Birmanie, aux Pays-Bas, aux Philippines, en Russie, au Sri Lanka, au Soudan et en Tanzanie afin de produire des preuves et des données permettant de renseigner le rapport.


> Cet article a été traduit de l'anglais par la Volontaire en ligne de l'ONU, Camille Cosson (www.onlinevolunteering.org/fr)