Le programme VNU fête la Journée internationale des droits des femmes en reconnaissant le travail des Volontaires pour l’égalité des sexes

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Le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) célèbre aujourd’hui la Journée internationale de la femme, en soutien à l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes) et leur thématique « Les femmes dans un monde du travail en évolution : pour un monde 50-50 en 2030 ».

La Volontaire ONU nationale Adelaide dos Remedios Magaia (droite), agent de terrain du programme VNU, organise la distribution de nourriture suite aux inondations au camp Hokwe (Gaza province) au Mozambique. (Leonor Fernandez/PAM, 2013)

Le programme des Volontaires de l’ONU vise à s’assurer de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, d’un point de vue à la fois de planification et institutionnel. Nous souhaitons profiter de cette occasion pour présenter la grande diversité de moyens avec lesquels les volontaires de l’ONU du monde entier contribuent à l’ODD 5 : Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.

Près de 2.000 femmes volontaires de l’ONU agissent actuellement sur le terrain dans le monde entier auprès des entités des Nations Unies. Dans plus de 60 pays elles accomplissent toutes sortes de tâches que ce soit agent des droits humains ou experte de l’aide humanitaire, en passant par agent logistique, ou encore médecin. En plus de cela, chaque année 7.000 femmes volontaires en ligne ONU réalisent des missions de progression de la paix et du développement depuis chez elles.

En outre, plus de 100 volontaires de l’ONU agissent directement pour la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans des programmes et des projets sur le terrain. Cela inclut notamment tous les volontaires de l’ONU engagés dans la réponse faite aux violences basées sur le sexe (Vietnam, Indonésie), la promotion de la santé sexuelle et reproductive (Cameroun, Soudan du Sud), les changements comportementaux et les normes sociales (Guatemala, Afghanistan), la réconciliation et les soins (Kenya, Mali) ainsi que la parité femmes-hommes dans les projets et les politiques, notamment la construction de la paix, la jeunesse, la réduction des risques de catastrophes, et les opérations humanitaires partout dans le monde.

En Afghanistan, le programme VNU met en place le projet de « Caravane des jeunes mullahs volontaires pour l’égalité des droits entre les sexes » qui a pour but de favoriser l’égalité entre les sexes et d’autonomiser les femmes et les filles locales à travers un modèle unique de collaboration où les volontaires de l’ONU forment d’abord les volontaires locaux à la sensibilisation et à la prise de conscience sur les questions d’égalité des sexes, puis ces messages sont transmis par des leaders religieux locaux (mullahs) pour transformer les aspects socio-culturels et comportementaux, qui sont des aspects fondamentaux pour les changements en faveurs de l’égalité des sexes.

En Asie et dans le Pacifique, le programme régional commun « Partners for Prevention » (page en anglais), Partenaires pour la prévention a pour but de mettre un terme aux violences subies par les femmes grâce à l’engagement d’hommes et de garçons déterminés à faire changer les comportements, les pratiques et les normes sociales. Les volontaires de l’ONU travaillent main dans la main avec les membres des communautés pour mettre en place des clubs masculins de défense de l’égalité des sexes animés par ONU Femmes et pour conduire des discussions encourageant les participants à réfléchir sur les stéréotypes liés au genre, à remettre en question les idées fausses ancrées dans les communautés et à identifier des réponses spécifiques et localisées.

 

Dans l’est et le sud de l’Afrique, les Volontaires de l’ONU soutiennent ONU Femmes dans un large éventail de programmes. Ils apportent de l’assistance technique, aident à l’organisation de conférences et des moyens logistiques, et améliorent les capacités de contrôle, d’évaluation et de communication pour la promotion de l’égalité des sexes.

Au Rwanda, se déroule actuellement un projet de coopération entre le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Ministère de Gestion des Catastrophes et des Réfugiés (MIDIMAR) visant à renforcer les facultés des femmes vivant dans les zones rurales dans le domaine des stratégies de réduction des risques de catastrophes et à promouvoir leur participation dans les processus de prise de décision en lien avec la prévention des catastrophes au niveau communautaire.

Au Togo, le programme VNU a adapté le programme mixte ‘”Voix contre la violence” au contexte togolais pour apporter aux jeunes des moyens adaptés à leur âge afin discuter des relations entre les sexes, des questions d’égalité et de violence, au sein d’un environnement sécurisant et encourageant. Une fois terminé, le projet aura mis ce programme à disposition de 500 professeurs volontaires sur le territoire togolais.

Après le séisme qui a touché l’Equateur en avril 2016, le programme VNU a mobilisé 24 volontaires de l’ONU pour répondre à l’aide urgente dans le pays. Parmi eux, 11 étaient déployés par ONU Femmes, et 4 par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) afin d’éviter les violences liées au genre et d’organiser les activités de tutorat et d’entreprenariat pour les femmes.

Pour finir, un groupe de 35 volontaires en ligne ONU ont soutenu l’ONG Mujeres Emprendedoras (Femmes Entrepreneurs) au Chili en développant du contenu inspirant sensible au genre, à propos des actions d’entreprenariat pour accroître la motivation, faire du transfert de connaissances et aider les femmes à surmonter les principaux obstacles lors du lancement d’une affaire. Le projet a atteint près de 5.000 femmes entrepreneurs dans tout le pays.

Comme nous l’avons vu, l’approche différente portée par le programme VNU et par les volontaires de l’ONU contribue à faire changer les attitudes et les pratiques des individus, soutient les agences de l’ONU dans l’apport aux femmes et aux filles d’un accès égal aux services sociaux de bases, suscite l’engagement d’une large participation communautaire et rend audible la voix des femmes dans le développement local, dans la planification et les prises de décisions pour le bénéfice à long-terme de sociétés toutes entières dans de nombreux endroits du monde.

 

  • Cet article a été traduit par le Volontaire en ligne ONU Jérémy Belgarde