Les Jeunes Volontaires ONU donnent un nouveau souffle à une initiative communautaire

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Dipak, Kylie, Margaret et Shakeeb sont quatre Jeune Volontaires ONU qui travaillent pour le Centre d’initiative communautaire du district de Churachandpur, une des régions tribales les plus reculées de Manipur en Inde, où il existe peu de services aux personnes handicapés et un manque de professionnels formés à la rééducation.

La Jeune Volontaire ONU Margaret Hmangte en séance d’orthophonie avec Paumuanlian, un enfant de 10 ans atteint de troubles du langage (Programme VNU, 2014).

Dipak, Kylie, Margaret et Shakeeb sont quatre Jeune Volontaires ONU qui travaillent pour le Centre d’initiative communautaire du district de Churachandpur, une des régions tribales les plus reculées de Manipur en Inde, où il existe peu de services aux personnes handicapés et un manque de professionnels formés à la rééducation.

Les quatre Jeunes Volontaires ONU comblent ce manquent en collaborant avec la communauté locale en les aidant à gérer une école où des séances de physiothérapie, orthophonie et d’éducation au langage sont fournis aux enfants ayant des besoins spéciaux. Ils forment des professeurs et des parents, afin, qu’ils soient capables d’offrir ces services à leur tour dans le futur.

"En tant que Volontaire formant les enfants au langage et à la communication, je peux voir que ces efforts aident les enfants à lentement apprendre l’utilisation du langage et de la communication. Cela crée un impact positif sur leurs capacités sociale, de même qu’à les préparer aux écoles ordinaires" selon la Jeune Volontaire ONU Margaret Hmangte. Grâce au travail dur des parents, des professeurs et des volontaires, le nombre d’enfants inscrits à l’école est passé de 13 à 25.

Plus encore, les Jeunes Volontaires ONU sensibilisent aussi les organisations locales, les professeurs d’écoles générales, les volontaires, et les officiels du gouvernement, afin de s’assurer qu’ils soient conscients des besoins de ces enfants. Jusqu’à présent, une quarantaine de parents d’enfants handicapés, neuf professeurs de l’initiative Malswan (TMI) et dix professeurs d’écoles privées ordinaires ont donné des formations en physiothérapie, en orthophonie, en éducation spécialisée et en sensibilisation sur un enseignement inclusif.

L’engagement des Jeunes Volontaires ONU leur est également aussi bénéfique qu’à l’ensemble de la société. En travaillant avec les familles d’origines ethniques variées, ils aident à combattre les préjugés et le conflit de longue date. C’est ainsi qu’ils favorisent la paix et le développement là où ça compte vraiment, dans une des régions les plus reculées d’Inde et parmi les populations les plus vulnérables.

"Sur le plan personnel, le volontariat a apporté des changements significatifs, lorsque j’ai réalisé l’importance du travail en équipe dans les questions de développement, et cela m’a fait comprendre que le handicap est une affaire de droits de l’Homme. De même, mon arrivée dans la région du Nord-Est du pays, qui est culturellement diversifiée, m’a également apporté le sentiment de bonne volonté des personnes venant de l’Inde continentale et renforce l’idée selon laquelle, malgré nos différences, nous sommes solidaires envers nos compatriotes des régions lointaines" exprime le Jeune Volontaire ONU Shakeeb Ahmed Khan.

"Ceci peut agir comme une base solide pour promouvoir la paix et le développement, et je crois que l’esprit du volontariat aidera à unifier la société, avec  leurs différences intactes. Surtout, le volontariat a fait de moi une humble et meilleure personne !"