Marco Federico Alvarez, un volontaire au service de l’environnement

Actualités
05 juin 2014
Port-au-Prince, Haïti

Marco Federico Alvarez est l’un des artisans de la campagne de recyclage de déchets solides initiée en octobre par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Depuis lors, ce volontaire de 32 ans parcourt les bureaux de la MINUSTAH à former les agents sanitaires, sensibiliser ses collègues et inspecter les sites dans le but de recycler 25% des déchets produits par la MINUSTAH.

Marco Federico Alvarez, Volontaire de l’ONU originaire du Guatemala, remplit sa mission avec beaucoup de détermination. Ses collègues le décrivent comme quelqu’un qui a le don de rassembler les énergies au service des causes qu’il défend. Au sein de l’unité de Conformité environnementale (UCE) de la MINUSTAH, ce Volontaire est responsable de la formation des agents sanitaires et de l’inspection des bureaux de la MINUSTAH dans le cadre de la campagne de la Mission des Nations Unies pour le recyclage des déchets. (ONU/MINUSTAH, 2014)

Marco Federico Alvarez est l’un des artisans de la campagne de recyclage de déchets solides initiée en octobre par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). Depuis lors, ce volontaire de 32 ans parcourt les bureaux de la MINUSTAH à former les agents sanitaires, sensibiliser ses collègues et inspecter les sites dans le but de recycler 25% des déchets produits par la MINUSTAH.

« L’engagement de Marco Alvarez dans la conduite de la campagne est sans failles. Ses apports personnels sont remarquables, notamment dans la formation des agents sanitaires », témoigne Hermelinda Plata, la chef de l’unité de Conformité environnementale (UCE).

Au-delà de la diffusion de simples messages sur le recyclage des déchets, l’enjeu de la campagne est de susciter de manière durable un réel changement de comportement en matière de gestion des déchets domestiques.

Marco savait que la tâche serait délicate : « Je sais qu’il est difficile d’amener les gens à adopter de nouveaux comportements. C’est pourquoi il faut savoir leur parler, leur faire confiance et savoir patienter pour obtenir leur adhésion », conseille-t-il.

Le plus grand atout de ce Guatémaltèque, c’est sa maitrise de la langue Créole.
« Cela lui permet d’établir aisément le contact avec les agents sanitaires et les volontaires chargés de faire la sensibilisation en porte-à-porte », ajoute Hermelinda Plata.

« La formation des agents sanitaires est essentielle à la campagne. Ils sont à la base du recyclage. Il faut qu’ils sachent comment trier les déchets et pourquoi on leur fait faire  ce travail », explique-t-il à l’issue d’une formation ayant réuni une trentaine d’agents à la base logistique de la MINUSTAH à Port-au-Prince.

Marco Alvarez est arrivé à la MINUSTAH il y a seulement 10 mois mais s’exprime déjà couramment en créole. « Lorsque que vous parlez la langue d’une communauté, ses membres vous accueillent plus facilement et vous font confiance », constate Marco. Pour bien apprendre une langue, révèle-t-il, il faut bien comprendre la culture de la communauté qui l’a en partage.

Marco se dit ravi d’avoir beaucoup appris lors de ses années de volontariat. Ses compétences de chercheur se sont enrichies de diverses connaissances de terrain tant il a travaillé aux côtés des femmes et des hommes de tous les horizons. Il compte employer ces compétences dans ses projets d’avenir, lui qui rêve de renouer avec la recherche environnementale.

Mais avant cela, il veut donner le meilleur de lui-même pour la protection de l’environnement d’Haïti.  « Les conditions environnementales d’Haïti sont précaires. Il est irresponsable que le travail de la MINUSTAH fragilise davantage cet environnement », soutient-il.

A ce jour, la campagne a permis de recycler 18% de déchets solides générés par la Mission. Néanmoins Marco s’interdit toute satisfaction à l’idée d’atteindre 25%  de déchet recyclés. « Il faut que le maximum soit recyclé, ainsi la MINUSTAH aura rendu service à Haïti et aura gagné le pari du contingent pilote en matière de protection de l’environnement en Haïti », conclut-il.