Official Message from the United Nations Volunteers on the occasion of the 2014 International Day of United Nations Peacekeepers

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En ce jour, nous rendons hommage à tous ceux, hommes et femmes, qui ont servi et continuent de servir dans les opérations de maintien de la paix de l'ONU pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur courage ; nous honorons également la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au service de la cause de la paix. Plus de 2 000 des 19 000 membres du personnel civil actuellement en poste dans les missions de maintien de la paix des Nations Unies dans le monde sont des Volontaires des Nations Unies, internationaux ou nationaux.

Equipe d'intervention du programme VNU à l'hôpital de Kissy, en Sierra Leone (programme VNU, 2008)

Les opérations de maintien de la paix se sont avérées être l'un des outils les plus efficaces dont dispose l'ONU pour garantir la paix et la sécurité internationales partout dans le monde. Les Casques bleus de l'ONU assurent la sécurité et apportent le soutien politique nécessaire à la consolidation de la paix en aidant les pays à passer l'étape difficile de la transition vers la paix.


En ce jour, nous rendons hommage à tous ceux, hommes et femmes, qui ont servi et continuent de servir dans les opérations de maintien de la paix de l'ONU pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur courage ; nous honorons également la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au service de la cause de la paix.


Les Volontaires des Nations Unies adhèrent à un modèle de volontariat universel et ouvert à tous, et reconnaissent sa diversité, ainsi que les valeurs qui le portent, telles que le libre arbitre, le dévouement, l’engagement et la solidarité.


Plus de 2 000 des 19 000 membres du personnel civil actuellement en poste dans les missions de maintien de la paix des Nations Unies dans le monde sont des Volontaires des Nations Unies, internationaux ou nationaux. Déployés sur dix missions de maintien de la paix et six missions politiques, ces volontaires servent en différentes capacités selon leurs métiers, compétences et expérience.

Pour visionner le message vidéo du Coordonnateur exécutif du programme VNU, Richard Dictus, cliquez ici: youtu.be/K1gOOAMy_ho


Avant de s’engager comme Volontaire de l’ONU, Janosch Kullenberg, originaire d’Allemagne, avait effectué des travaux de recherche sur la protection des civils en République démocratique du Congo (RDC). Janosch travaille aujourd’hui au sein de la section Affaires civiles de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

 

« Même si cela peut paraître un peu cliché, c’était mon rêve que de mettre mon expérience de la région et mes connaissances linguistiques (Français et Swahili) au service des opérations de maintien de la paix de l’ONU », explique Janosch. Il a été spécifiquement recruté pour conduire une évaluation des bonnes pratiques dans le cadre d’un des instruments de protection innovants de la MONUSCO – les relais communautaires.  Mis en place en 2010 par la section Affaires civiles de la MONUSCO afin de servir d’intermédiaires sur le terrain entre la Mission et la population congolaise, les 202 relais communautaires qui contribuent au travail de la Mission sont des employés congolais, déployés principalement avec les Casques bleus dans plus de 70 bases militaires dans l’est de la RDC.


« D’un point de vue personnel, travailler avec les relais communautaires a été une expérience enrichissante ; ils ont un impact réel sur le terrain et ont contribué à combler de manière effective le fossé entre les Casques bleus et les communautés locales », indique Janosch. « C’est un honneur pour moi que de me trouver au centre de ce processus et d’avoir l’opportunité de l’examiner et d’en tirer des enseignements. »


Spécialiste des affaires civiles en poste auprès de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) dans l’Etat du Centre-Equateur, le Volontaire de l’ONU national Scopas Manas fait partie de l’équipe de maintien de la paix qui essaie actuellement de résoudre un conflit opposant des communautés d’agriculteurs locaux à des pasteurs nomades armés dont les troupeaux de plus de 10 000 têtes traversent des champs cultivés.


Ce Volontaire de l’ONU du Soudan du Sud a réussi à établir des relations de travail étroites avec les institutions de l’Etat ainsi qu’avec les parties prenantes, civiles comme militaires.


« Grâce aux réunions régulières que je tiens avec des fonctionnaires à tous les niveaux, des chefs locaux au Gouverneur de l’Etat, et avec des organisations de la société civile dans différents secteurs, telles que des partis politiques, des institutions religieuses ou universitaires, entre autres, je peux contribuer aux efforts de la MINUSS pour renforcer la paix et les capacités et prévenir la violence dans l’Etat », explique Scopas.


La Volontaire de l’ONU Mayumi Yamada, du Japon, est chargée du relèvement, de la réintégration et de la consolidation de la paix auprès de la MINUSS. Elle facilite et appuie les opérations humanitaires sur le site de protection des civils de Tomping, administré par la Mission, et qui accueille actuellement 14 520 personnes déplacées à Juba. Pas plus tard que la semaine dernière, Mayumi a supervisé la distribution de colis alimentaires composés de sorgho et d’huile ainsi que d’articles non alimentaires, tels que des moustiquaires et du savon, à 14 413 personnes, soit 4 353 familles.


Outre la MINUSS, ont participé à cette distribution de colis, organisée sur trois jours : le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Agence pour la coopération technique et le développement (ACTED), Intersos (une organisation humanitaire italienne), Nonviolent Peaceforce (NP), la section relèvement, réintégration et consolidation de la paix du bureau du Coordonnateur résident (RCO-RRP), le Département des Nations Unies pour la sûreté et la sécurité (UNDSS), la Police des Nations Unies (UNPOL), les unités de police constituée ainsi que les effectifs de l'opération militaire J3 et de la Force J9 pour la coopération civilo-militaire.


« J’ai survécu au tremblement de terre de Kobe en 1995 et ce sont des volontaires qui m’ont sauvé la vie », raconte Mayumi. « C’est la raison pour laquelle je sers aujourd’hui comme Volontaire de l’ONU. J’espère vraiment que toutes ces personnes déplacées survivront à ces temps difficiles et, plus tard, pourront servir leur nation ou là où elles seront utiles. »


Le mandat des Nations Unies en termes de maintien de la paix a énormément évolué depuis la création de l’ONU après la Seconde Guerre mondiale et, depuis sa première intervention dans une mission de maintien de la paix en 1992, le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) a suivi ces développements de près. Par  exemple, il met depuis peu de plus en plus l’accent sur l’emploi et le développement des capacités locales en matière de paix (en réponse au Rapport du Secrétaire général de 2011, « Moyens civils à mobiliser dans les situations postérieures à un conflit »), la participation des femmes (en réponse à la Résolution 1325 du Conseil de sécurité de 2000 sur les femmes, la paix et la sécurité), et la viabilité environnementale (en réponse à l’appel du Secrétaire général de 2007 à toutes les entités de l’ONU de faire en sorte que leurs activités aient un impact neutre sur le climat et soient plus « vertes »), pour ne nommer que certains de ces développements.


La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est un bon exemple des changements qui se sont opérés dans les opérations de maintien de la paix et de la manière dont le programme VNU s’y est adapté. La MINUSMA a été instituée par la première résolution de l’ONU (Résolution 2100 (2013) du Conseil de sécurité) qui intègre dans une mission de maintien de la paix un mandat de protection des sites historiques et culturels, en collaboration avec l’UNESCO, et demande à la Mission d’opérer avec attention aux alentours des sites historiques et culturels.

Nadia Ammi, originaire de France, est Volontaire des Nations Unies spécialiste adjointe de la culture ; elle est affectée à l’unité Environnement et Culture de la Mission afin de contribuer au respect de ces dispositions spécifiques de la résolution.


En plus de son rôle comme agent de liaison entre le bureau de l’UNESCO au Mali et les sections techniques de la Mission, elle doit s’assurer que le personnel de la MINUSMA est formé à la protection du patrimoine culturel malien, qu'il soit matériel tels que les bâtiments, monuments, œuvres d’art, ou immatériel, tels que les langues, cérémonies, rituels, savoirs et mécanismes de résolution des conflits traditionnels. Nadia assure la coordination des activités de gestion des connaissances de l’unité Culture, pour laquelle elle a créé une base de données, et participe aux activités de sensibilisation organisées par le bureau de l’information du public de la Mission.


« Je suis enchantée de participer à un programme aussi captivant, en particulier au Mali, où la culture est profondément ancrée parmi la population et où les structures traditionnelles sont souvent utilisées pour résoudre les conflits entre communautés », explique Nadia. « Etant donné que je suis la première à occuper ce poste dans une nouvelle unité en charge de la culture, mon travail m’encourage à faire preuve d’initiative et d’autonomie. »


Les Volontaires des Nations Unies apportent une solide expertise professionnelle aux Missions et aux populations qui les accueillent, mais ils ouvrent également la voie au recrutement non-traditionnel, contribuant ainsi à la diversité du personnel civil des Missions des Nations Unies en attirant des individus issus du secteur privé, d’associations professionnelles nationales, ou encore d’organisations de défense des droits de l’homme, des femmes ou de l’environnement, et, plus généralement, de divers horizons.  


Le Volontaire de l’ONU Ioba Embalo (Guinée-Bissau) est Conseiller juridique auprès de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), où il travaille au renforcement de la police nationale d’Haïti.


« Depuis les séminaires et formations sur la promotion et la protection des droits de l’homme que j’ai dispensés à 174 officiers de police de la région de Port-au-Prince entre juillet 2012 et février 2013, il y a eu une diminution sensible et progressive du nombre de poursuites disciplinaires et judiciaires à l’encontre du personnel de police, en particulier dans les zones où les officiers ont participés aux séminaires », raconte-t-il. « Grace à cela, nous pouvons dire que la police nationale d’Haïti contribue au rétablissement de l’Etat de droit. »

Yvonne Nadège Nguele, du Cameroun, est Volontaire de l’ONU chargée de recherche et de formation sur les questions d’égalité des sexes pour la MONUSCO. Elle organise des formations et des ateliers sur l’égalité hommes-femmes pour les employés de la police et de l’armée congolaises, ainsi que pour des acteurs de la société civile. En plus de dispenser les formations dans divers centres, elle prépare tous les documents nécessaires en amont et représente parfois son unité lors de réunions au sein de la MONUSCO ou avec des partenaires externes.

Les Volontaires des Nations Unies incarnent les valeurs citoyennes, de responsabilité civique et d’engagement personnel sur lesquelles reposent de nombreuses sous-composantes des opérations modernes, multidimensionnelles, de maintien de la paix.

« Mon expérience en matière d’organisation des élections me permet de jouer un rôle clé au sein du bureau régional de la MINUSTAH à Hinche, où je suis affecté », indique Souley Garba, Officier électoral et Volontaire de l’ONU originaire du Niger. Souley fournit un appui logistique et sécuritaire au Conseil électoral permanent (CEP), l’organe haïtien chargé de la conduite du  processus électoral.


Son travail quotidien le passionne, mais Souley profite également de son temps libre pour participer à des activités volontaires, comme par exemple sensibiliser la population à la prévention du VIH/sida et montrer aux jeunes comment ils peuvent réduire leur impact sur l’environnement en réduisant, recyclant et réutilisant leurs déchets. Son dernier projet en date consiste à aider une association de volontaires locale à monter un modèle d’économie verte, un sujet qui fait parler de lui depuis les discussions du sommet Rio+20.


Souley espère que ce micro-projet, qu’il a imaginé lui-même et qu’il a financé à 95% sur ses propres deniers, résultera en un modèle d’économie verte viable qui génèrera des revenus et des emplois tout en améliorant la performance énergétique et en réduisant les émissions de gaz carbonique, la pollution, ainsi que les risques environnementaux.  


De la protection des civils à la démobilisation et réintégration des ex-combattants, de la résolution des conflits fonciers à l’Etat de droit, de l’aide humanitaire à la préservation du patrimoine culturel, rien de tout cela ne pourrait prendre racine sans un solide terreau fait d’engagement volontaire, de solidarité, de volonté et de foi en la capacité des individus à changer les choses pour le meilleur.


Nations Unies – Maintien de la paix
http://www.un.org/fr/peacekeeping/


Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS)
http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/unmiss/   
http://unmiss.unmissions.org/ (en anglais)


Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA)
http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/minusma/  
http://minusma.unmissions.org/


Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO)
http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/monusco/   
http://monusco.unmissions.org/


Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH)
http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/minustah/
http://minustah.unmissions.org