Renforcer l’action communautaire et le volontariat

Actualités
20 février 2014
Tachkent, Ouzbékistan

Maksuda Muhsinbaeva agit en qualité de Coordinatrice communautaire bénévole VNU à Namangan. L'objectif du projet auquel Maksuda participe, Innovation sociale et bénévolat en Ouzbékistan, est de créer un environnement visant à soutenir le volontariat des jeunes et l’engagement citoyen. C’est un travail satisfaisant mais aussi exigeant. En plus de représenter le projet au niveau local, les responsabilités d’un coordinateur communautaire bénévole incluent d’autres éléments, tels que notamment la formation de dirigeants bénévoles, d’organisations de la société civile et d’autorités locales aux différents aspects de l’action communautaire et du développement.

Maksuda Muhsinbaeva (au centre), Coordinatrice communautaire bénévole VNU, lors d’une formation conjointe au volontariat avec le Croissant rouge ouzbek à Namangan, Ouzbékistan. (PNUD, Europe et Asie centrale, 2013)

Maksuda Muhsinbaeva agit en qualité de Coordinatrice communautaire bénévole VNU à Namangan, la ville la plus peuplée de la vallée de Fergana dans l’est de l’Ouzbékistan. Maksuda a suivi une formation en psychologie. Elle possède aussi une expérience d’une dizaine d’années dans le domaine du développement communautaire, ayant travaillé avec des organisations locales et internationales. Elle fait maintenant partie d’un groupe de Volontaires des Nations Unies opérant en Ouzbékistan.

Le projet auquel Maksuda participe, Innovation sociale et bénévolat en Ouzbékistan, est conduit conjointement par le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Le but de ce projet est de créer un environnement visant à soutenir le volontariat des jeunes et l’engagement citoyen. Il vise aussi à encourager l’utilisation d’approches innovantes afin de relever les défis communautaires.

Le projet est basé dans la capitale, Tachkent, et ne connaît aucun autre équivalent dans le pays. Faire profiter le reste du pays de ses bénéfices constitue donc un défi. Ce faisant, il existe un fossé entre les opportunités offertes dans l’aire métropolitaine bien développée de Tachkent et les villes de province  sans mentionner les régions encore plus rurales. Il est donc essentiel de permettre à ce projet d’atteindre aussi ces dernières.

C’est à ce stade que les coordinateurs communautaires bénévoles comme Maksuda interviennent. Ils participent à la propagation dans le reste du pays des avantages liés aux initiatives telles que des projets de mini-subventions, des ateliers sur l’innovation sociale ou encore des clubs de débats pour la jeunesse.

C’est un travail satisfaisant mais aussi exigeant. En plus de représenter le projet au niveau local, les responsabilités d’un coordinateur communautaire bénévole incluent d’autres éléments, tels que notamment la formation de dirigeants bénévoles, d’organisations de la société civile et d’autorités locales aux différents aspects de l’action communautaire et du développement. Par exemple : faciliter les initiatives locales bénévoles par le biais de la planification participative en matière de développement de villages, ou encore à travers le partenariat avec des administrations et acteurs locaux afin de promouvoir le développement communautaire et le soutien aux initiatives bénévoles.

Maksuda aime son travail qui lui donne la possibilité d’apporter quelque chose de bénéfique dans la vallée de Fergana. « Les bénévoles sont des personnes dont la gentillesse et la compassion se révèlent en toute occasion et qui restent fidèles à eux-mêmes et aux autres, dégageant ainsi beaucoup de chaleur et de confiance. On ne peut s’empêcher d’éprouver beaucoup de respect pour eux ».

Une des priorités de Maksuda est de renforcer la culture du bénévolat dans la région. Elle pense qu’il est important de rassembler les bénévoles afin que ces derniers puissent partager leurs expériences et se soutenir mutuellement, tout en présentant leurs réussites au reste de la population.

Maksuda souligne que « la majorité de la population n’a pas encore connaissance du travail important que les bénévoles font. Ces derniers, impliqués dans le travail d’organisations, sont vulnérables car il n’existe aucune règle spécifique protégeant leurs droits ». « Si nous arrivons à protéger, former et unifier les bénévoles et si nous parvenons à augmenter le nombre de bénévoles à long terme, je pense que cela contribuera profondément au développement du volontariat et au développement de la région dans son ensemble ».


Article traduit de l'anglais vers le français par le Volontaire des Nations Unies en ligne Dimitri Elman, via le service Volontariat en Ligne du programme VNU.