07 mars 2014
Rosilândia est une jeune fille de Cuntum, quartier de Bissau où elle est née, grandi et où elle travaille de manière volontaire pour améliorer le futur de ses voisines les plus vulnérables. Elle travaille comme formatrice volontaire pour assister à l’alphabétisation des femmes vulnérables à Cuntum. L’initiative « Appui à l‘alphabétisation des femmes et des jeunes filles vulnérables des quartiers de Cuntum et Cuntum Madina, Bissau », est un projet pilote développé par le Núcleo Nacional dos Técnicos da Intervençao Social (NUNATIS) et appuyé depuis 2013 par le projet PNUD-VNU « Renforcement des Capacités des OSCs pour l’atteinte des ODM» en Guinée-Bissau.
Rosilândia est une volontaire communautaire qui investit ses efforts et son temps pour le progrès des femmes de sa communauté à Cuntum, Bissau, avec le projet PNUD-VNU « Renforcement des Capacités des OSCs pour l’atteinte des ODM» en Guinée-Bissau. (Yanira Santana/Programme VNU, 2013)

Bissau, Guinée-Bissau: Rosilândia est une jeune fille de Cuntum, quartier de Bissau où elle est née, grandi et où elle travaille de manière volontaire pour améliorer le futur de ses voisines les plus vulnérables. Elle est une des jeunes femmes de son quartier qui est convaincue que l’égalité pour les femmes est un progrès pour toute la communauté.

Rosilândia travaille comme formatrice volontaire pour assister à l’alphabétisation des femmes vulnérables à Cuntum. L’initiative  « Appui à l‘alphabétisation des femmes et des jeunes filles vulnérables des quartiers de Cuntum et Cuntum Madina, Bissau », est  un projet pilote développé par le Núcleo Nacional dos Técnicos da Intervençao Social (NUNATIS) et appuyé depuis 2013 par le projet PNUD-VNU « Renforcement des Capacités des OSCs pour l’atteinte des ODM» en Guinée-Bissau.

« Pourquoi est-ce que j’ai fait cet investissement d’efforts et de temps dans le futur des femmes de ma communauté ? », demande Rosilândia en souriant. « Parce que je suis convaincue qu’investir dans le progrès des femmes veux dire investir dans le progrès de la communauté ».

Cela fait quatre ans qu’elle a commencé à mettre à disposition de sa communauté ses efforts pour changer, échanger et développer son quartier (Cuntum) à travers des associations féminines et de la jeunesse dont elle faisait partie. « Je crois dans le changement. Il est possible. Ensemble, il est possible », elle assure.

Elle a embrassé le volontariat au sein de l’initiative pilote de l’organisation NUNATIS pour faciliter l'alphabétisation des femmes vulnérables dans son quartier à Bissau. « Dans ma communauté, les femmes de la génération de ma mère souffrent beaucoup de ne pas savoir lire ou écrire. Ou même les jeunes femmes : il n'est pas facile pour elles d'avoir accès à l'école non plus », elle ajoute. En Guinée-Bissau, comme illustré par le Gender Index (SIGI), les données expliquent la relation entre la prévalence du mariage précoce et d’autres habitudes coutumières  et la manque de ressources entre les causes qui éloignent les femmes d'être alphabétisés.

Rosilândia y crois. « Les femmes font partie du développement de ce pays, de la communauté et de leurs familles. Elles participent à améliorer la capacité du foyer. Sachant lire et écrire, elles peuvent apporter des contributions au sein de leurs familles, et pas seulement dans le sens économique. L’alphabétisation les a rendues conscientes de l’importance d’aller et réussir à l’école. En conséquence, elles ont commencé à reproduire chez elles l’importance de l’alphabétisation : elles appuient leurs enfants avec les devoirs de l'école parce qu’elles se sont responsabilisés de démontrer l’importance de l’alphabétisation à d’autres femmes dans leur communauté. »

Pour Rosilândia, c’est une question de fierté : « Ma contribution volontaire en tant que facilitateur de l'alphabétisation de cette initiative pilote a été récompensée par la fierté que je ressens quand je vois les femmes dans ma communauté développer leurs activités génératrices de rendements et demander la monnaie, contacter leurs clients par sms ou faire les additions sans hésiter. La fierté, encore quand elles me montrent sa signature dans les cartes d’identité qu’elles viennent d’obtenir… ».

« Je suis particulièrement fière de ce qu’elles représentent pour moi : la force, la motivation. Je sais que je donne des petites contributions, des petits pas, mais je sais aussi qu’ils sont fermes et solides pour le développement de ma communauté.»