Communiquer pour soutenir les déplacés du Pool au Congo

08 février 2018
Florence Danner
Communicatrice passionnée, je suis Volontaire de l’ONU au Congo depuis octobre 2015. Je travaille en tant que spécialiste en communication au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Congo Brazzaville.
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Florence Danner (France) récoltant les propos d’une jeune fille en formation à Don Bosco Brazzaville, organisme qui forme notamment des jeunes déplacés du Pool. (PNUD, 2016)

Captivant, mon travail est très animé au quotidien. Je fais la promotion des projets du PNUD et du Système des Nations Unies et travaille avec les partenaires nationaux et internationaux pour soutenir nos actions et assurer la visibilité de nos résultats. Je contribue à coordonner la communication des agences des Nations Unies dans le pays avec les autres chargés de communication de l’ONU. Je rencontre régulièrement les bénéficiaires du PNUD, notamment les jeunes, pour réaliser des entretiens ou des reportages.

Je me suis trouvée une passion pour la communication des objectifs de développement durable (ODD) et forme régulièrement les ONG locales sur ce sujet.

Le Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies a reconnu mon implication et m’a nommé point focal pour la communication humanitaire. En effet, le département du Pool au Congo fait face à une situation d’urgence humanitaire. Certains districts sont secoués par les violences et l’insécurité depuis avril 2016 qui ont provoqué le déplacement de près d’une personne sur trois de ce département.

J’ai d’abord été chargé de communiquer avec mes collègues du Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) sur les résultats de l’enquête sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle qui a révélé que plus de la moitié des familles touchées souffrent d’insécurité alimentaire. Le taux de malnutrition aiguë global parmi les enfants déplacés de moins de 5 ans est de 17,3% et atteint même 20,4% dans le département de la Bouenza, dépassant le seuil d’urgence de 15% établi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Devant la gravité de la situation, les partenaires humanitaires ont lancé en juillet 2017 un appel de fonds de 23,7 millions de dollars pour financer un plan de réponse humanitaire afin de venir en aide à 138 000 personnes. J’ai été en première ligne pour assurer la diffusion de cet appel : diffusion des communiqués de presse, promotion dans les médias sociaux, élaboration du plan de réponse humanitaire et sa traduction, avec l’aide de deux volontaires en ligne. En collaboration avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), nous avons diffusé largement le plan de réponse humanitaire et assuré la sensibilisation avec les médias, sur le web et par le biais de rencontres régulières avec les partenaires.

Les besoins humanitaires les plus urgents sont liés à la sécurité alimentaire et la nutrition, à l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène et à l’accès aux services de santé de base.

Sur les 23,7 millions de dollars US nécessaires pour fournir une assistance humanitaire d’urgence en 2017, environ 50% ont été récoltés au cours de l’année grâce à la généreuse contribution de donateurs internationaux, dont le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF), les États-Unis, la Chine et l’Union européenne.

Les distributions ont commencé sur le terrain, cette assistance est vitale pour les déplacés du Pool dépourvus de tout. Pourtant les besoins sont encore très nombreux et risquent de s’accroître en 2018.

Ma mission de volontariat arrive à sa fin, mais je garde la fierté d’avoir pu communiquer sur cette crise et capter l’attention internationale. Mon expérience de Volontaire de l’ONU m’appris que la solidarité des volontaires est sans faille, nous impliquons et faisons la différence une cause à la fois !

Afrique subsaharienne
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