Des volontaires en mission pour déterminer le statut des réfugiés en Inde

20 juin 2017
Andrea Marilyn Pragashini Immanuel, Gauri Talwar and Shreya Bose
Andrea Marilyn Pragashini Immanuel, Gauri Talwar et Shreya Bose sont des Volontaires ONU originaires d’Inde œuvrant actuellement auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à New Delhi. Ces trois femmes sont assistantes de détermination du statut des réfugiés ; à travers leurs missions de volontariat, elles font avancer les choses pour les innombrables personnes qu’elles rencontrent chaque jour.
India UNHCR
Des Volontaires ONU nationaux sont déployés avec le HCR en Inde, pour assurer les mesures appropriés à prendre pour soutenir les réfugiés. (HCR, 2015)

Andrea Marilyn Pragashini Immanuel : « Les réfugiés sont porteurs d’une culture, de traditions, d’une histoire et de leur lot d’expérience. Ils affrontent d’inimaginables difficultés, une misère inconcevable et, malgré tout cela, ils trouvent encore la force de sourire. Ils m’ont appris à être persévérante, à ne jamais baisser les bras, même quand tout a échoué, et à lutter sans répit. Ils m’ont appris à apprécier la vie, la paix et la prospérité. En tant qu’assistante de détermination du statut des réfugiés, je travaille auprès d’Afghans, de Somaliens, de musulmans Rohingya, d’Iraquiens, de Syriens, de Soudanais, d’Iraniens et d’autres nationalités ayant sollicité une protection internationale auprès du HCR en Inde. »

Tout le monde pourrait devenir réfugié un jour, c’est une dure réalité que le monde doit encore accepter

Gauri Talwar : « Mon rôle est de déterminer l’éligibilité au statut de réfugié en réalisant des entretiens avec des demandeurs d’asile qui ont besoin d’une protection internationale, et la population vulnérable qui fuie les persécutions. Les personnes interviewées sont originaires d’Afghanistan, du Burundi, du Cameroun, d’Iraq, de Somalie, de Syrie et de Birmanie. Le véritable impact de mon travail au HCR peut être considéré comme un tournant décisif dans la vie d’une personne, qui troque une existence marquée par la crainte du danger contre la sécurité qu’offre la vie de réfugié. Je suis fière de mettre mes connaissances à profit pour servir cette cause, pour préserver la dignité humaine et les droits de l’homme, surtout en cette période où le monde est confronté à des conflits, des guerres et une violence ininterrompus. »

Shreya Bose : « Tout le monde peut devenir réfugié, c’est une dure réalité que le monde doit encore accepter. Chaque fois que j’entends l’un des demandeurs d’asile parler, ces mots résonnent haut au fort. Mon travail de volontariat auprès des réfugiés m’a appris à être suffisamment courageuse pour écouter des témoignages atroces, et cela m’a également donné un aperçu du psychisme humain. Pour moi, questionner des enfants réfugiés est la partie la plus difficile de ma mission. Ils nous ouvrent les yeux sur un monde où règnent la violence et la guerre. Et pourtant, leur innocence pleine de charme nous donne foi en un futur meilleur. L’empathie est un aspect important de ma mission : en tant que Volontaires ONU, nous tenons à ce que les réfugiés sachent, à travers notre travail, que nous les soutenons. »

Le HCR d’Inde a mis au point un processus de détermination du statut des réfugiés qui commence par l’inscription des demandeurs d’asile, suite à laquelle des entretiens sont réalisés auprès de chaque individu dans le but de déterminer leur éligibilité.

En 2016, 913 Volontaires ONU ont travaillé pour le HCR, dont 22 en Inde.

> Cet article a été traduit de l’anglais par la Volontaire en ligne de l’ONU Camille Cosson

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