05 septembre 2013
Les jeunes de moins de 30 ans représentent près de 65% de la population rwandaise et constitue le groupe le plus susceptible de se porter volontaire. Il est donc essentiel de veiller à ce que leur voix soit entendue lors du débat sur le programme des futurs objectifs de développement pour l’après-2015
Aylin Schulz van Endert, jeune volontaire ONU (a droite), a mis en contact le PNUD et VNU pour diffuser la vidéo sur le débat mondial de l’après-2015 par le biais du large réseau de volontaires nationaux et internationaux et de canaux de diffusion de VNU. Le Secrétaire général Ban Ki-moon y figure comme porte-parole des Nations Unies. Regardez la vidéo sur le lien http://bit.ly/14VsDBe (Programme VNU/Ivan Dielens, 2013)

Kigali, Rwanda: C’est en coopération avec 22 autres pays d’Afrique que One UN a tenu des consultations au Rwanda dans le but d’établir un programme national de développement pour l’après-2015 lors d’un débat ouvert et inductif. L’idée première était donc de faciliter un processus de visualisation basé sur l’expérience et les idées des peuples pour l’avenir du monde dans lequel ils souhaitent vivre.


Les jeunes de moins de 30 ans représentent près de 65% de la population rwandaise et constitue le groupe le plus susceptible de se porter volontaire. Il est donc essentiel de veiller à ce que leur voix soit entendue lors du débat sur le programme des futurs objectifs de développement pour l’après-2015. En tant que membre du groupe de travail, ma responsabilité est d’intégrer la voix des jeunes tout en explorant le rôle du volontariat dans le processus. Je fis en sorte que les jeunes formèrent un de nos quatre groupes de discussions. J’ai également coordonné et dirigé l’organisation des débats avec les jeunes ; y compris le format, la programmation, le partenariat, la logistique et le budget relatifs aux manifestations. J’ai collaboré étroitement avec le Comité national de la jeunesse, le Ministère de la jeunesse et TIC pour m’assurer que ces événements soient rassemblés, documentés et analysés.


Bénéficier du soutien des organisations nationales est vital pour atteindre directement les communautés dépourvues de connexion numérique, illettrées et extrêmement pauvres et les faire participer au débat mondial. J’ai pu m’appuyer sur les réseaux de volontaires travaillant sur le terrain pour tendre la main à ces communautés sur une plus grande échelle.


Au cours de nos consultations qualitatives avec les groupes de discussion, nous avons approché 400 jeunes dans les quatre provinces du Rwanda. Nous avons également distribué 40 000 bulletins de vote pour l’enquête ONU MyWorld dans l’ensemble des 30 districts, permettant ainsi de faire entendre la voix des jeunes dépourvus de connexion numérique.


De même, nous avons pu compter sur l’énergie et l’engagement des Volontaires de l’ONU et du personnel de toutes les organisations des Nations Unies qui ont consacré leur temps à la réussite de ces consultations.


Etre volontaire sur ce projet est une expérience enrichissante, car elle me permet de travailler avec des gens directement touchés par la pauvreté et de jouer un rôle d’intermédiaire entre leurs souhaits, leurs soucis et leurs aspirations et le nouveau programme de développement de l’après-2015.

En mai dernier, le siège du PNUD a envoyé une équipe de tournage parmi ses membres du programme de l’après-2015 au Rwanda pour capturer comment, et pour la première fois dans son histoire, les Nations Unies ont ouvert un débat mondial et tendu la main aux peuples directement touchés par la pauvreté et l’injustice. Les volontaires ont soutenu l’équipe en identifiant et en se déplaçant sur les lieux de tournage et en prodiguant des conseils quant à d’éventuels protagonistes pour le film. C’est parce que le programme VNU s’appuie sur un réseau global tellement large de volontaires nationaux et internationaux et de canaux de diffusion que j’ai pu le mettre en en contact avec le PNUD pour qu’ils envisagent de collaborer. En conséquence, le programme VNU se chargea de diffuser la vidéo comme produit de marque du Groupe de développement ONU. Le secrétaire général Ban Ki-Moon y figure comme porte-parole des Nations Unies. Regardez la video sur le lien bit.ly/14VsDBe


Je suis reconnaissante d’avoir eu la chance de mettre en avant les activités One UN au Rwanda dans le processus de l’après-2015.


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Biographie : Je m’appelle Aylin Schulz van Endert et je suis originaire de Berlin (Allemagne). Ma mission de jeune Volontaire de l’ONU avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Kigali (Rwanda) est financée par le gouvernement allemand. J’ai déjà travaillé pour le PNUD Swaziland et le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU. Au Rwanda, j’apporte un soutien aux consultations nationales pour le programme de développement de l’après-2015 ainsi qu’au suivi de l’après-Rio+20 et aux activités relatives à l’évaluation des OMD, et ceci en mettant l’accent sur les questions liées a la jeunesse.

Afrique subsaharienne