L’aide au cœur de la crise des réfugiés

24 juin 2016
Mohhamed Thabit Mohhamed
Je sers en tant que Volontaire des Nations Unies auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) au Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO) en Grèce, où je dispense des services d’interprétation pour un nombre croissant de personnes chaque semaine. En accompagnant les réfugiés pour communiquer avec les représentants grecs, je les aide à comprendre leurs options et leurs droits. Je suis convaincu que mon travail en Grèce permettra de réduire la souffrance des demandeurs d’asile, et qu’il pourra leur donner espoir en l’avenir.
Dessin d’une maison sûre et paisible, avec des bateaux et des personnes dans l’eau en arrière-plan, réalisé par une jeune fille lors de son séjour dans un camp de réfugiés en Grèce. (programme VNU, 2016)

Les habitants de Syrie, d’Afghanistan, d’Iraq et d’autres pays dans cette région fuient la guerre et les situations critiques dans leur pays, à la recherche de sécurité en Europe. Nombres d’entre eux résident désormais dans des camps de réfugiés en Grèce, où ils vivent dans des conditions difficiles.

Le HCR cherche à venir en aide aux réfugiés en encourageant l’amélioration des politiques et des services fournis aux réfugiés. Il soutient les autorités grecques afin d’améliorer les conditions d’accueil, notamment pour les personnes les plus vulnérables, ainsi que le processus de demande d’asile en Grèce. Il apporte également de l’aide pour fournir des services de base, tels que l’information, un logement, de l’eau, des conditions de vie saines, de la nourriture, et une gestion de la santé et des sites.

Le Service d’asile grec a mis en place un système afin de s’inscrire au programme de transfert par l’intermédiaire de Skype, offrant ainsi une solution neutre pour que les réfugiés puissent appeler et réserver une date pour leur entretien en vue du transfert. Cela leur permet d’avoir foi en l’avenir.

En faisant le lien entre les experts et les réfugiés, je fais savoir aux réfugiés que leurs droits sont protégés par les lois internationales, garanties par le HCR.

Grâce à mes services d’interprétation, et en utilisant une langue simple, de base, je fais en sorte que les réfugiés puissent me comprendre et qu’ils soient capables de répondre aux experts lors des entretiens.

Je remplis également d’autres tâches, telles que confirmer des rendez-vous par téléphone pour les requérants, et aider les représentants grecs lors des premières étapes d’enregistrement des demandes de réfugiés.

Une histoire m’a particulièrement touché, celle d’une jeune fille, qui dessinait pendant que je parlais avec sa mère. Lorsque je lui ai donné des crayons de couleur, elle m’a demandé si elle devait dessiner « sur la guerre ». Je lui ai répondu qu’elle devait dessiner sur la vie en général, et elle a immédiatement dessiné une maison. Plus tard, elle a également dessiné des bateaux, et des gens dans la mer. C’était très bouleversant et touchant.

Je suis très fier de faire partie du HCR en tant que Volontaire de l’ONU et d’être en mesure d’aider dans cette crise humanitaire. J’espère pouvoir aider les familles touchées par la crise à passer des entretiens rapides, clairs et concis. Je suis convaincu que mon travail en Grèce aidera à réduire la souffrance des demandeurs d’asile, et qu’il leur permettra d’avoir foi en l’avenir.