29 mai 2015
Originaire du Tchad, je m’appelle Adoum Goulgué. Je suis actuellement Volontaire des Nations Unies à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) dans la Section Police des Nations Unies (UNPOL) comme journaliste. Auparavant, j’ai travaillé comme chargé de l’information publique au bureau de la communication où je suis arrivé en juillet 2013. J’ai une expérience de 10 ans dans le journalisme, dont quatre dans un journal hebdomadaire au Tchad, et quatre autres comme chargé de communication avec une ONG humanitaire intervenant à l’est du pays.
Le Volontaire ONU international Adoum Goulgué (à gauche sur la photo) en post à la Police des Nations Unies au sein de la MINUSTAH à Haiti (programme VNU, 2015)

Port-au-Prince, Haiti: Originaire du Tchad, je m’appelle Adoum Goulgué. Je suis actuellement Volontaire des Nations Unies à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) dans la Section Police des Nations Unies (UNPOL) comme journaliste. Auparavant, j’ai travaillé comme chargé de l’information publique au bureau de la communication où je suis arrivé en juillet 2013.

J’ai une expérience de  10 ans dans le journalisme, dont quatre dans un journal hebdomadaire au Tchad, et quatre autres comme chargé de communication avec une ONG humanitaire intervenant à l’est du pays.

C’est d’ailleurs en servant comme reporter humanitaire à l’est du Tchad que j’ai acquis une meilleure compréhension de cet univers. J’ai rencontré plusieurs personnes d’origines diverses venues au Tchad pour porter assistance aux réfugiés du Darfour et aux populations locales. Je me suis alors demandé : pourquoi ne pas aller aider d’autres communautés ? Un jour, un collègue m’a confié son intention de devenir volontaire, et cela a suscité ma décision.

Après une brève recherche sur Internet, je me suis enregistré sur le site des Volontaires des Nations-Unies. Six mois plus tard, j’ai reçu la première proposition de poste, en tant que photographe à l’Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), puis peu de temps après, j’ai reçu une autre offre, qui m’a conduit en Haïti.

Comme volontaire travaillant dans une section où tous mes collègues sont Casques bleus, je suis ravi de savoir que je leur apporte quelque chose dont ils ont besoin. J’ai effectué des reportages sur les quais de Port-au-Prince, ainsi qu’à l’aéroport Toussaint Louverture où des policiers haïtiens et personnels onusiens ont procédé à des fouilles pour détecter d’éventuelles drogues. J’ai aussi  accompagné mes collègues policiers dans les rue de Port-au-Prince lors des patrouilles et des carnavals. En effet, ces activités ne sont souvent pas assez couvertes par les medias locaux.

Travailler avec des personnels en uniforme est quelque chose de nouveau pour moi. Les civils et les corps « habillés » - la police et les militaires - ont des cultures de travail différentes. En tant que personne civile, c’est un défi pour moi de comprendre cette culture d’uniforme afin de mieux communiquer sur nos activités communes.

Je trouve mon travail de volontaire passionnant. Comme communiquant, j’ai déjà travaillé sur des questions similaires au Tchad notamment concernant la pauvreté, les droits de l’homme et la démocratie, des sujets qui me tiennent à cœur. C’est une passion pour moi d’écouter les gens raconter leur quotidien et leurs difficultés ; et c’est un honneur de mettre ces histoires à la disposition du public mais aussi des décideurs politiques.

A l’occasion de la journée des casques bleus du 29 mai 2015, les organisateurs m’ont contacté pour faire partie du groupe des maîtres de cérémonie, notamment car ils souhaitent que toutes les composantes socio-culturelles de la MNUSTAH soient impliquées. J’ai accepté la proposition puisque c’est un plaisir pour moi d’assumer cette tâche au nom de tous les Volontaires des Nations Unies en Haïti.

Je profite de cette occasion pour appeler les citoyens du monde et surtout les jeunes à expérimenter le volontariat.

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