04 novembre 2016
Lauriane RANAIVO
Passionné de voyage et d’aventures, il y a deux ans et demi de cela, Olivier Sublard, jeune Volontaire des Nations Unies, s’est lancé avec entrain dans sa mission à Madagascar. Basé à Antananarivo, à titre de spécialiste en consolidation de la paix, rattaché au PNUD, il a été le promoteur de la thématique consolidation de la paix.
Jeune Volontaire ONU Olivier Sublard en session de promotion de la paix (programme VNU, 2016)
Jeune Volontaire ONU Olivier Sublard en session de promotion de la paix (programme VNU, 2016)

Antananarivo, Madagascar: Suite à la crise politique de 2009 à Madagascar a handicapé le développement du pays tout en créant une atmosphère morose très présente à tous les niveaux. Ainsi, le pays avait un grand  besoin de redressement et de stabilisation après la période de conflits.

Passionné de voyage et d’aventures, il y a deux ans et demi de cela, Olivier Sublard, jeune Volontaire des Nations Unies, s’est lancé avec entrain dans sa mission à Madagascar. Basé à Antananarivo, à titre de spécialiste en consolidation de la paix, rattaché au PNUD, il a été le promoteur de la thématique consolidation de la paix. 

Les grandes lignes de sa mission consistaient à mobiliser les femmes et les jeunes à être sensibles aux enjeux de la thématique, tout en apportant un appui technique au Bureau du PNUD et auprès des partenaires nationaux sur : la réconciliation nationale, la prévention des conflits et la sécurité. Pour ce faire, il lui a fallu gérer de manière efficace la mobilisation des ressources sur la consolidation de la paix à Madagascar. Parallèlement, on lui a confié la tâche d’élaborer, mettre en œuvre et faire le suivi du Projet d’Appui à la Réconciliation et à la consolidation de la paix (PAPRECOP) et du Projet Appui à la Réforme du Secteur Sécurité (PARSS). 
Les résultats obtenus sont plus que satisfaisants. On retient particulièrement l’amélioration de la prise de conscience du besoin de réconciliation nationale et le renforcement de la cohésion sociale à Madagascar. 

« Avant mon arrivée et ma prise de poste, la thématique sur la consolidation de la paix n’existait pas à Madagascar. Cette situation a fait que mon travail soit un défi de taille. Aux termes de ma mission, je m’aperçois que les objectifs fixés ont été atteints et que mes efforts ont vraiment porté  leurs fruits. Pour preuve, aujourd’hui, les femmes et les jeunes malgaches sont conscients de leur rôle dans la consolidation de la paix. Tantôt dans leurs foyers qu’au sein de leur communauté, les femmes et les jeunes peuvent participés à résoudre les conflits. Ce sont ces « peace leaders » qui pourront assurer la stabilité de la paix à Madagascar. La thématique a aussi eu un écho positif auprès d’un panel de partenaires dont notamment : le Système des Nations Unies, les partenaires techniques et financiers, les structures étatiques, les organisations de la société civile, les collègues des régions, les universités et les instituts homologués par l’Etat, les VNU en appui aux maisons des jeunes, les associations de jeunes. Etant conscients de l’importance majeure de la thématique pour le développement de Madagascar, tous ces partenaires ont démontré leur volonté à s’investir et à s’engager pour contribuer à maintenir la paix. Notons que cette démarche d’approche stratégique auprès de ces partenaires locaux a influencé la politique nationale. En guise d’exemple, la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ) malgache actuelle admet l’importance de participation des jeunes dans la consolidation de la paix et dans les processus de décisions» nous confie Olivier.
 

Afrique subsaharienne