Personne ne veut devenir réfugié

20 juin 2013
Je suis Volontaire des Nations Unies ... Mon rôle est de fournir des conseils juridiques aux demandeurs d’asile et aux réfugiés se trouvant dans le pays, et de contribuer à la compilation et à l’analyse de l’information sur le pays d’origine qui servira à l’élaboration des documents juridiques et de politique.
Alba Marcellan, Volontaire des Nations Unies et spécialiste adjointe chargée de la protection (à gauche) lors d’une activité à l’école Don Bosco à Caracas pendant la Journée internationale des réfugiés 2012 organisée par le HCR, Caritas et HIAS. (Programme VNU, 2012)

Caracas, Venezuela : Je suis Volontaire des Nations Unies et j’occupe, depuis le mois d’avril 2012, le poste de spécialiste adjointe chargée de la protection pour l’unité de protection du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HRC) à Caracas. Mon rôle est de fournir des conseils juridiques aux demandeurs d’asile et aux réfugiés se trouvant dans le pays, et de contribuer à la compilation et à l’analyse de l’information sur le pays d’origine qui servira à l’élaboration des documents juridiques et de politique.

En 2013, le HCR va poursuivre le travail amorcé en 2011 avec son homologue naturel, la Commission nationale pour les réfugiés, qui est l’institution responsable du traitement des demandes d’asile. Nous menons, entre autres, des missions communes de surveillance et d’enregistrement qui ont pour objectif de disséminer de l’information. Dans les régions où ni la Commission ni le HCR n’ont de bureaux, nous informons les gens qui pourraient avoir besoin de protection internationale de la possibilité d’introduire des demandes.

Par ailleurs, nous proposons une assistance technique aux institutions et organisations pertinentes, en offrant des programmes de formation, en produisant des documents d’information publique et en fournissant conseils juridiques et aide humanitaire aux personnes prises en charge.

Outre le travail plus technique, le HCR développe également des activités pour sensibiliser les communautés.  L’évaluation participative est une des activités principales ; elle permet de réunir les réfugiés et leurs communautés hôtes et d’échanger des idées sur leurs besoins et leurs préoccupations.

Une autre activité de première importance est la formation dans des domaines précis comme la prévention du VIH/sida et la sensibilisation au problème de la violence  sexiste.

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le HRC organise une série de manifestations à Caracas et dans ses bureaux régionaux pour mieux faire connaître la situation des réfugiés et promouvoir le respect et la protection de leurs droits.

Un des aspects les plus remarquables du rôle de Volontaire des Nations Unies pour le HCR est le fait que chaque volontaire a la possibilité de contribuer à la tâche immense mais gratifiante de soutenir directement les personnes qui ont été forcées à fuir leur pays et qui ne pourront peut-être jamais revoir ni leurs amis ni leur famille.   

Comme le déclarait la campagne du HCR en 2012, « personne ne veut devenir réfugié ». A ceux qui sont obligés de fuir leur foyer, le HCR s’efforce d’offrir la solution durable la mieux adaptée.

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Bio : Alba Marcellan (Espagne) est une Volontaire des Nations Unies internationale qui travaille pour l’Unité de protection du HCR à Caracas au Venezuela. Elle est titulaire d’un baccalauréat en droit et d’une maîtrise en droits de l’homme et démocratisation. Avant d’arriver au Venezuela, elle a travaillé sur des projets de consolidation de la paix et de développement en Colombie.

 

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