Pour une société qui respecte les droits humains

03 janvier 2017
Ruplal Aidi
Mon expérience en tant que volontaire m'a fait réalisé que la non-discrimination et l'égalité – droits humains transversaux – devraient être respectés et appliqués par tous, peu importe leur secteur d'activité, afin de réussir à faire la différence au sein de leurs communautés.
Ruplal Aidi (Nepal), UN Volunteer Human Rights Officer with the United Nations Mission in Liberia (UNMIL)
Ruplal Aidi est un Volontaire ONU international (Népal) chargé des droits humains au sein de la Mission des Nations Unies au Libéria (UNMIL) (programme VNU, 2016)

Monròvia, Libéria: En tant que Volontaire de l'ONU, chargé des droits humains au sein de la Mission des Nations Unies au Libéria (UNMIL), je m'occupe d'enquêter, de signaler et de faire le suivi sur les violations et les abus, mais je suis également chargé de renforcer les capacités des partenaires de la société civile et des décideurs politiques. 

En plus de la surveillance des prisons et des centres de détention, je suis impliqué dans la création de réseaux locaux des droits humains, où je les aide à développer leurs capacités en matière de suivi et de plaidoyer dans le but de construire une société qui respecte les droits humains dans la dignité, la compréhension mutuelle et le dialogue pacifique.

Je suis un formateur chevronné, et j'ai déjà organisé des sessions de renforcement de capacités pour une variété de bénéficiaires, y compris les membres de la police nationale libérienne, des organismes gouvernementaux et des organisations de la société civile.

Je dirige également l'unité de terrain au Libéria pour intégrer le genre, promouvoir des activités pour améliorer le bien-être des femmes et des enfants, et sensibiliser sur la nécessité d'éradiquer la violence à l'égard des femmes.

Je crois que mon travail en tant que Volontaire de l'ONU a contribué à renforcer la coordination et le partage d'information entre les institutions dédiées aux droits humains et les autres protagonistes qui travaillent au Libéria, en ce compris les agences onusiennes et les ONG internationales impliquées dans la défense et la promotion des droits humains.

Les organisations de la société civile sont activement engagées dans le suivi et le plaidoyer des droits humains afin d'augmenter la redevabilité, la transparence et le respect de l'état de droit, ce qui me motive continuellement à collaborer avec la société civile et les partenaires gouvernementaux pour la promotion de ces droits de la personne dans ce pays.

Je me souviens un cas bien particuler, où j'ai mobilisé l'implication des défenseurs des droits de l'homme locaux pour venir aux secours d'une femme qui avait été accusée de sorcellerie au sein d'une communauté rurale. Ses libertés de mouvement et d'expression et ses droits à des traitements médicaux et accès la justice étaient violées. Grâce à mon action auprès des acteurs locaux, elle a pu bébnéficier des soins médicaux nécessaires et son droit à la vie a été préservé.