Tolérance zéro au mariage précoce à l'horizon 2030!

07 mars 2016
La Volontaire des Nations Unies au Cameroun, Nicoletta Eyamo est affectée au sein du projet « Apport d’une aide vitale et intégrée aux femmes réfugiées et celles de la communauté hôte survivantes des violences basées sur le genre », financé par le gouvernement du Japon et mis en œuvre par ONU Femmes. Elle mène des séances de travail au sein de communautés et organise des causeries. "Nous avons recueilli les idées que les filles et les femmes se font du mariage précoce. Elles ont révélé que le mariage est une grande valeur dans la communauté Peul et Mbororo."

Lolo, Cameroun: La Volontaire des Nations Unies au Cameroun, Nicoletta Eyamo est affectée  au sein du projet « Apport d’une aide vitale et intégrée aux femmes réfugiées et celles de la communauté hôte survivantes des violences basées sur le genre », financé par le gouvernement du Japon et mis en œuvre par ONU Femmes.

Elle mène des séances de travail au sein de communautés et organise des causeries. "Nous avons recueilli les idées que les filles et les femmes se font du mariage précoce. Elles ont révélé que le mariage est une grande valeur dans la communauté Peul et Mbororo."

D’après elles, "il est un cadre de stabilité qui offre à la femme l’opportunité d’avoir un époux et des enfants, tout en promouvant la protection de son intégrité sexuelle et en évitant le piège du célibat qu’encourront celles qui prendront le risque d’atteindre l’âge de la maturité."

Mais face à l'histoire d’une jeune fille réfugiée, tout juste âgée de 11 ans, mariée précocement par son père à son cousin de 26 ans, a suscité le débat autour des discussions de groupe au sein de la communauté des réfugiés de Lolo, à l'est du Cameroun, devenu le domicile temporaire de preque 10 000 réfugiés fuyants les événements en République centrafrique.

Grâce à ces discussion, les femmes ont énuméré aussi les risques que courre une jeune fille que se marie précocement comme une sexualité précoce exposant aux IST-VIH/SIDA ou des fistules obstétricales ou d’autres complications, parfois mortelles, du fait des grossesses et accouchements précoces; La suspension de la scolarisation / l’analphabétisme ou encore la stigmatisation de laquelle découleront des conséquences psychosociales graves et néfastes au bien-être de la femme.

A l’occasion du 08 mars 2016, disons aux filles d’aujourd’hui, femmes de demain, qu’elles ont la possibilité de faire un choix éclairé, le choix de la scolarisation/formation professionnelle, celui de la santé et de la pleine intégration au sein de la société, qui veut qu’à l’'horizon 2030, les femmes et les hommes soient égaux.

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