10 mai 2011
Emmanuel Baga parle de son statut de volontaire avec passion. Engagé auprès du programme VNU au Burkina Faso depuis près de deux ans, il parle du volontariat comme d'une école du développement personnel. Pour lui, le partage d'expériences et les conseils des responsables font changer d'attitude positivement, et cela est important dans la vie professionnelle.
Emmanuel Baga (à droite), Volontaire des Nations Unies, mobilise les populations et les associations qui, selon lui, n’ont pas besoin de gros moyens pour contribuer au développement du Burkina Faso. « Notre richesse, dit-il, c’est notre capacité à mobiliser des volontaires ». (Programme VNU/Bery Dieye Kandji)

Manga, Burkina Faso: Je pense que le volontariat n’est pas un corps. C’est plus qu’un engagement, car l’engagement est limité dans le temps. Le volontariat, c’est l’attitude de celui qui, chaque jour, va au-delà de son devoir en tant que citoyen.

Il ne suffit pas de recruter des volontaires, encore faut-il cultiver l’esprit du volontariat en chacun des citoyens du monde. Je suis affecté au Conseil Régional du Centre-Sud/Manga comme Volontaire des Nations Unies national spécialiste en appui aux Régions. Je compte à mon actif plusieurs réalisations concrètes dont l’élaboration d’un Plan régional de développement, la création d’un comité technique pour la gestion de ce plan pour lequel j’ai élaboré une synthèse et créé un dépliant.

Mais ma grande satisfaction c’est sans doute l’instauration progressive d’une culture de la planification et de suivi au sein de mon lieu d’affectation, à travers l’instauration de rencontres périodiques de planification, de suivi et d’élaboration de rapports annuels.

Ma contribution active à l’élaboration d’une Base de données des collectivités territoriales du Burkina Faso en partenariat avec le projet Appui à la décentralisation et à la participation citoyenne (ADEPAC) a permis d’installer la Base de données au niveau de nombreuses structures décentralisées de la région.

La promotion du volontariat, j’en ai fait mon credo. C’est ainsi que de façon personnelle, je m’investis quotidiennement pour le développement de la ville de Manga.

A l’été 2010, j’avais réussi à transformer une vingtaine d’organisations de la société civile, des cadres de l’administration publique et des autorités administratives de la ville de Manga en ‘’Volontaires pour le développement’’ à travers une campagne nommée « Manga Ville Verte ».

Grâce à cette initiative, environ 600 plants ont été mis en terre sur des artères, bosquets et places publiques de la ville de Manga.

Etre volontaire, c’est faire un peu plus que ce que son devoir commande pour le bien-être des autres. C’est pourquoi je me suis donné comme objectif de promouvoir dans ma zone d’intervention, l’esprit du volontariat.

En mobilisant les ressources au niveau des populations, je cherchais à montrer aux associations qu’elles n’ont pas besoin de gros moyens pour contribuer au développement. Notre richesse, notre arme, c’est notre capacité à mobiliser des volontaires.

Il y a tellement à faire sur le terrain, partout et à tout moment dans un pays en développement. Je suis jeune et je veux continuer cette expérience, engranger plus de résultats et profiter de ces moments passionnants de la vie.

Propos recueillis par Bery Dieye Kandji

Afrique subsaharienne