21 avril 2011
Depuis son affectation à Lubumbashi en République démocratique du Congo, Weerakoon a entretenu un jardin modeste à l'entrée de l’entrepôt de carburant de la MONUSCO avec l'aide de ses collègues. Le jardin est bien plus qu'un simple passe-temps dit Weerakoon : « Nous couvrons près de 50 pour cent de nos besoins hebdomadaires en légumes. Chacun y voit donc un intérêt à cultiver et entretenir le jardin. »
Le Volontaire des Nations Unies Dinesh Weerakoon travaille dans le potager qu'il entretient à l'extérieur de son bureau à Lubumbashi. Photo: D. Weerakoon

Lubumbashi, RDC:  Il passe cinq heures par semaine à la tâche, mais espère que l'exemple qu'il est en train de donner aux personnes autour de lui durera toute une vie.

Dinesh Weerakoon est responsable du carburant pour la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) à Lubumbashi, où il supervise l’entrepôt de stockage de carburant et contrôle tout ce qui touche au carburant : la livraison de carburant pour les véhicules de l'ONU, les générateurs et les aéronefs et les tâches administratives. Il supervise un membre du personnel national et deux travailleurs journaliers.

Mais l'interaction de Weerakoon avec son personnel va bien au-delà du bureau. Depuis son affectation à Lubumbashi en 2008, Weerakoon a entretenu un jardin modeste à l'entrée de l’entrepôt de carburant avec l'aide de ses collègues. « Je cultive des choux, des carottes, des patates douces, des haricots verts, des épinards, des citrouilles, des concombres, des oignons, des piments verts, des aubergines et des salades » dit-il en précisant que c’est un de ses passe-temps.

Le jardin est bien plus qu'un simple passe-temps, toutefois. En effet, comme le note Weerakoon : « Nous couvrons près de 50 pour cent de nos besoins de légumes par semaine. Et chacun de nous y voit un intérêt de cultiver et d’entretenir le jardin. »

Weerakoon aimerait, si possible, que l’exemple qu’il donne soit une leçon pour permettre de couvrir les besoins des personnes à qui il livre un enseignement pour leur bien-être alimentaire.

« Je veux toujours être un exemple pour les autres. Aussi, je tiens à encourager mon personnel de faire quelque chose quand ils ont du temps libre, comme tout au moins acquérir des connaissances sur le jardinage », dit-il. Puis il ajoute : « J’encourage les gens à cultiver dans leur cours, d’en prendre l’habitude. »

Avant de rejoindre la MONUSCO, Weerakoon a travaillé pour une compagnie pétrolière au Liban de 1996 à 2006. Son amour pour le voyage et la découverte de nouveaux lieux l’a conduit en République démocratique du Congo.

« Tous les matins, je dois vérifier notre stock de carburant, en contrôler la qualité, m’assurer du bon état de fonctionnement des équipements, surveiller les véhicules, le générateur et le ravitaillement des avions, établit les contacts nécessaires et répondre aux e-mails de collègues », dit-il. « Quand j'ai du temps libre, je me consacre au jardinage. »

A l’origine, Weerakoon a été découragé par son affectation à Lubumbashi en raison de son coût de vie élevé. Mais au fil du temps, il s’est adapté. « J'ai découvert ce n'est pas aussi dur que je pensais. La ville est un paradis quand je la compare avec d'autres villes du Congo. La qualité de vie ici, je ne peux pas la comparer avec d'autres villes. Vous pouvez marcher dans la rue sans aucun tracas. Vous pouvez aller à la piscine si vous vous sentez seul. Il y a tellement d’activités sociales que vous pouvez faire ici. Vous pouvez acheter à peu près tout ce qu'il faut dans les supermarchés. Par conséquent, je ne vois pas de grand défi à vivre ici à Lubumbashi. »

Weerakoon ne sait où l’avenir le conduira, mais une chose est certaine à propos de ce qu’il fera : « Retire-toi de tout et profite de la vie en aidant les autres. »

Afrique subsaharienne