Journée mondiale de l'eau: oeuvrer pour l'accès à une eau de qualité

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La Journée mondiale de l'eau a été célébrée ce 22 mars. L'occasion pour le programme VNU de mettre en lumière le travail des Volontaires des Nations Unies, qui font la différence en rendant possible l'accès à une eau de qualité à des populations qui souffrent de problèmes liés à l’eau. C'est au sein du projet "Adaptation de la gestion des ressources en eaux aux changements climatiques en union des Comores" que Hamdou Raby, Volontaire ONU spécialiste en Hydraulique appliquée franco-Mauritanien, et Ganda Seydou Seyni, Volontaire ONU en Hydraulique rurale du Niger, sont tous les deux affectés.

Formation de 35 paysans formateurs en installation et entretiens des kits d'irrigation goutte à goutte aux Comores (programme VNU, 2014)

C'est au sein du projet "Adaptation de la gestion des ressources en eaux aux changements climatiques en union des Comores" que Hamdou Raby, Volontaire ONU spécialiste en Hydraulique appliquée franco-Mauritanien, et Ganda Seydou Seyni, Volontaire ONU en Hydraulique rurale du Niger, sont tous les deux affectés.

Cet important projet vise à réduire les risques liés aux changements climatiques sur la vie quotidienne des populations et leurs impacts sur les ressources en eau en union des Comores. Il permettra d'accroître l'approvisionnement en eau et l'amélioration de la qualité de l'eau distribuée aux populations.

Dans beaucoup de localités, l'eau est directement captée et bue sans aucune précaution préalables à partir de rivières, qui sont elles mêmes ponctuellement polluées.  Ceci  entraîne la persistance de maladies hydriques  et de pénuries d’eau. Cette mauvaise qualité de l'eau provient de problèmes de captage fortement exposés à la pollution anthropique ; diminution de la ressource consécutive à un déboisement accéléré des bassins versants ; réseaux hydrauliques vieillissants et mal entretenus, absence de dispositifs de gestion adéquate sur l’ensemble de ces sites.

"Notre engagement en tant que Volontaires ONU vise à renverser cette situation en aidant ces populations vulnérables à accéder durablement à une eau potable dans une approche communautaire. Ainsi nos interventions  visent  non seulement à  réaliser des infrastructures hydrauliques adéquates, mais aussi à éveiller les consciences et renforcer les capacités des acteurs pour une meilleure gestion de l’eau, des infrastructures hydrauliques et des ressources en eau." nous confie Ganda Seydou Seyni, Volontaire ONU en Hydraulique rurale.

Le Volontaire ONU Hamdou Raby, spécialiste en Hydraulique appliquée, assiste la Société Nationale de l’Eau et Electricité (Ma-Mwe) dans la réalisation des travaux en régie pour l’adduction en eau potable (AEP) de Moroni et de 25 localités environnantes. Au total, ce sont près de 125 000 habitants qui verront leur dotation augmenter de 46 à 70 litres /habitant/Jour d'ici 2013 avec un taux de raccordement de 100%.

Au total, 14 000 mètres linéaires de conduite principale en PEHD de Diamètres 355 mm et 315mm seront posés avec des ouvrages de génie civil intermédiaires tels que les ventouses, interconnexion des ressources, vidanges,  clapet et autres. Une unité de chloration sous pression sera aussi mise en place ainsi qu’un dispositif de suivi de la ressource en eau (nappes) seront posés.

De plus, en Grande Comore, 300 exploitants agricoles vont bénéficier de 2 impluviums de 1000m3 pour le captage et le stockage d’eau de pluie à des fins agricoles, et 330 kits d’irrigation goutte à goutte ont été mis à leur disposition et des paysans formés en installation et entretiens des dits kits.

L’ensemble de ces travaux sont exécutés avec une équipe de la Ma-Mwe conduite par le Volontaire ONU Spécialiste en hydraulique appliquée. Cette équipe qui, à terme acquerra les compétences techniques requises pour la réalisation de futurs travaux et l’entretien du réseau actuel, est composée de 35 personnes (2 ingénieurs, 7 techniciens, 1 logisticien, 1 électromécanicien, 26 agents d’exécution).

L’ensemble des infrastructures réalisées seront gérées par des comités de gestion de l’eau redynamisés et formés en vie associatives, en gestion administration et financière des réseaux communautaires et en entretien-réparation.

La mise en place de ces comités a permis une prise de conscience  de la population bénéficiaire de la valeur économique de l’eau et à s’engager à recouvrer les coûts d’exploitation des réseaux. Ce qui n’était pas le cas avant.