27 mai 2011
La Bolivie est riche du point de vue culturel. Le pays compte plus de 36 peuples autochtones qui font face à des réalités et à des problèmes relatifs aux droits de l’homme, parfois très divers. J’ai eu la chance de travailler avec plusieurs de ces peuples, notamment en donnant des formations sur les droits de l’homme et en particulier les droits des peuples autochtones.
Arnaud Chaltin (debout, au fond), spécialiste VNU des droits de l’homme, informe sur le respect des droits des peuples autochtones lors d’un séminaire à Challapata en Bolivie. (Programme VNU)

La Paz, Bolivie: J’ai vécu une expérience exceptionnelle de Volontaire des Nations Unies à la suite de deux années de travail avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Bolivie.

Au début, j’étais affecté à l’Unité de surveillance des droits de l´homme pour assurer principalement le suivi de procès importants et intéressants pour le bureau. J’ai appris énormément pendant cette période où j’ai participé à la mission de surveillance électorale dans le cadre du référendum constitutionnel. Cette expérience m’a été fort utile pour les deux missions de surveillance électorale qui ont suivi durant les élections présidentielles et législatives, et pendant les élections locales.

J'ai pu poursuivre ma formation en droits des peuples autochtones. Cette spécialisation a permis mon intégration comme Volontaire des Nations Unies dans la nouvelle Unité du bureau qui consacre son travail à la protection des droits des peuples autochtones et à la lutte contre la discrimination. Depuis, mon travail se concentre essentiellement sur ces deux thèmes particulièrement adaptés à la réalité bolivienne.

Au sein de cette unité et durant ma première année, j’ai principalement travaillé dans le domaine de la lutte contre le racisme et la discrimination, et aussi dans le cadre de l’organisation de la Conférence de Révision de Durban. En plus de diffuser des informations sur les standards internationaux et parallèlement à la conférence, nous avons donné un appui à l’organisation d’un séminaire relatif aux meilleures pratiques en matière de lutte contre la discrimination raciale. Ceci a donné lieu à un processus d’évaluation de la situation bolivienne afin d’établir un plan d’action contre le racisme et la discrimination dans le pays dirigé par le Vice-Ministre de la décolonisation.

La partie la plus intéressante a été de constater le haut degré d’engagement des partenaires, tels que ONGs, Ombudsman, Ministère de la décolonisation, Ministère de la justice et autres, dans la lutte contre la discrimination raciale, malheureusement toujours présente en Bolivie.

Cette dernière année, j’ai consacré mon travail aux droits des peuples autochtones. La Bolivie est riche du point de vue culturel. Le pays compte en effet plus de 36 peuples autochtones qui font face à des réalités et à des problèmes relatifs aux droits de l’homme, parfois très divers. J’ai eu la chance de travailler avec plusieurs de ces peuples, notamment en donnant des formations sur les droits de l’homme et en particulier les droits des peuples autochtones.

En outre, j’ai effectué le suivi de certaines recommandations de l’Instance permanente sur les questions autochtones suite à sa visite dans le Chaco Bolivien. Ce rapport, par exemple, constate que le travail forcé et de servitude persiste dans cette zone. Un autre thème très enrichissant sur lequel j’ai travaillé fut le droit à la consultation. J’ai eu la possibilité de participer en donnant un appui technique à l’un des premiers processus de consultation des peuples autochtones sur le plan législatif : l’avant-projet de loi de répartition de compétence entre juridictions ordinaires et autochtones.

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